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La Liberté guidant les victimes de PIP



  • Nom : Freites de Valcárcel
  • Prénom : Thailys
  • Age : 40 ans
  • Pays : Venezuela
  • Signe particulier : porte-drapeau de victimes de PIP sur Facebook




Au Venezuela, comme en Argentine ou en Colombie, une victime du scandale des implants mammaires PIP, c’est souvent une main qui tend un certificat médical ou un décolleté photographié en plan serré. Thailys Freites de Valcárcel, elle, a décidé d’avancer à visage découvert. Sur Facebook, derrière son (vrai) nom, elle fédère désormais plus de 3.000 femmes vénézuéliennes. Avec la détermination farouche d’une Liberté guidant le petit peuple des victimes PIP.

Thailys Freites de Valcárcel s’est fait poser des implants PIP en juillet 2008. Il y a quelques semaines, en pleines fêtes de fin d’année, elle a vent pour la première fois de ce scandale de prothèses mammaires venu de France. « Je suis rentrée chez moi, j’ai cherché les boîtes des implants et j’ai eu la désagréable surprise de constater que, si, c’étaient bien des PIP », raconte-t-elle.

Dans la foulée, elle fonce sur Internet à la recherche d’informations. Et découvre un grand vide… Pas d’associations, pas d’avocats chez qui s’empileraient déjà des dossiers, aucun listing des chirurgiens concernés. En ouvrant un groupe sur Facebook, Thailys Freites de Valcárcel a voulu pallier tous ces manques.

Entre elles, les femmes qui suivent désormais Thailys Freites de Valcárcel dans sa croisade anti-PIP commencent souvent leur message par un chaleureux et familier « Hola chicas ». Parce qu’elles viennent ici chercher des informations, des conseils et surtout du réconfort. Blessées dans leur chair, avec le sentiment d’être dans la même galère. Certaines craignent encore d’être « jugées » par des yeux extérieurs mais toutes ces femmes, qui se vivent souvent comme des « consommatrices » de chirurgie esthétique, et l’assument, sont sûres de leur bon droit.

« Du calme, de la force et de l’espoir », voilà ce que Thailys Freites de Valcárcel souhaitait à ses compagnes d’infortune mercredi matin sur Facebook. Car elle ne compte pas en rester. Elle a lancé un appel à toutes les Vénézuéliennes qui pourraient porter des implants PIP. Objectif : créer une base de données sur les victimes potentielles. Une association en bonne et due forme va aussi être mise sur pied. Thailys Freites de Valcárcel en sera la présidente même si l’emploi du temps de cette mère de deux enfants va s’en trouver chamboulé…

A partir de là, un nouveau combat débutera, il ne sera plus seulement virtuel mais réel, sur le terrain judiciaire. Et il sera « mondial », prévient Thailys Freites de Valcárcel qui refuse comme les autres Vénézuéliennes victimes de PIP d’être un « cochon d’Inde »…. « le dindon de la farce » en français dans le texte.

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Publié en Amérique du Sud, Facebook | Taggué , , , | 4 Commentaires