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Le Mexique aussi a sa Valérie Trierweiler


  • Nom : Rivera
  • Prénom : Angélica
  • Surnom : La Gaviota
  • Age : 42 ans
  • Pays : Mexique
  • Signe particulier : l’épouse du nouveau président mexicain se met en retrait sur les réseaux sociaux



Elle a joué dans plusieurs telenovelas, de Rêve d’amour à Marianne de la nuit en passant par Distillant l’amour, avant de devenir la caution glamour de son homme politique de mari. Angélica Rivera, femme de Enrique Peña Nieto, est depuis le début du mois de juillet la nouvelle Première dame du Mexique. Nouvelles fonctions et nouvelle… attitude sur les réseaux sociaux. « La Gaviota », c’est son surnom hérité d’une série à l’eau de rose, a décidé de fermer son compte Facebook.

Pendant la campagne, elle était pourtant très présente, à grands coups de vidéos et de petits messages envoyés sur les réseaux sociaux. Elle avait même créé un service spécial : « ce que mes yeux voient et ce que mon cœur sent » pour raconter par le menu les déplacements de campagne de son mari.

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Le 1er juillet, tout a changé. « Ce soir, le Mexique a gagné… Mon mari doit désormais écrire, de la part de tous les Mexicains, une nouvelle histoire pour notre pays » : voilà pour ses derniers mots écrits sur Facebook. Depuis, le Mexique compte et recompte pour être bien sûr que Enrique Peña Nieto ait gagné… et Angélica Rivera garde le silence sur le Web.

« Leur » Angélica Rivera et « notre » Valérie Trierweiler, même combat, pourrait-on donc résumer. D’autant que la First lady mexicaine a  « sa » Ségolène Royal. L’ex-compagne du président mexicain s’appelle Maritza Díaz. Ils ont eu un enfant ensemble alors qu’ils n’étaient pas mariés. C’est mal vu dans un pays aussi marqué par la tradition catholique.

Et la tempétueuse Maritza Díaz ne s’est pas arrêtée là. Son terrain de jeu favori ces derniers mois : le Web précisément. Sur Twitter, elle avait révélé qu’Enrique Peña Nieto lui avait demandé dès 2011 d’aller prendre le large aux Etats-Unis, le temps de la campagne. Sur Facebook, le jour de la Fête des pères, elle avait encore lancé : « Joyeuse fête des pères à tous ceux qui méritent ce mot, pour ceux qui défendent leurs enfants bec et ongle, pour ceux qui sont un exemple à suivre ». Puis elle avait dégainé une photo d’Enrique Peña Nieto en famille, « l’autre famille ».

Mais pour elle aussi, Enrique Peña Nieto a fini par mettre les points sur les i. Maritza Díaz a été priée de se taire. Depuis le 1er juillet, pas un gazouillis, pas un poke. L’un de ces derniers messages sur Twitter : « Le Mexique mérite d’être dirigé par quelqu’un de capable, de responsable, d’honnête, de travailleur, d’entreprenant.  Le défi est grand et n’a rien de facile. Diriger le Mexique doit aller bien au-delà de la satisfaction de vanités, d’obsessions et d’accord. J’espère que le Mexique choisira la meilleure solution ». A bon entendeur, salut !


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Pas de passager gay à bord



  • Nom : Rodrigo
  • Prénom : Viadas
  • Pays : Mexique
  • Signe particulier : a dû descendre d’un avion au motif qu’il est homosexuel




19 mars, aéroport de Miami. Rodrigo Viadas, un jeune Mexicain « toujours prêt à faire la fête » rentre au bercail. Il monte à bord du vol 427 d’Aeromexico, s’installe à sa place et est prié quelques minutes plus tard par le commandant de redescendre. Motif invoqué : son voisin de siège aurait noté qu’il était homosexuel et s’en serait plaint à l’oreille de l’équipage qui lui aurait donné raison. Rodrigo Viadas a choisi Twitter pour raconter son histoire et les internautes lui ont donné raison.

« Le capitaine du vol 427 entre Miami et Mexico d’@Aeromexico_com m’a fait descendre de l’avion parce que je suis gay. C’est pas vrai cette discrimination ! », s’insurge Rodrigo Viadas dans un premier message. Puis il continue de narrer ses mésaventures et de répondre à ceux qui viennent aux nouvelles. « Jamais on ne m’avait humilié de cette façon ! Je n’arrête pas de pleurer. Ils m’ont descendu de l’appareil comme un délinquant, face à un avion plein, et sans explications. Le commandant ne m’a jamais parlé », ajoute-t-il dans plusieurs messages postés en rafale.

Au passage, il prend soin de mentionner le compte officiel de la compagnie @Aeromexico_com et celui de @conapred, l’équivalent de notre Défenseur des droits. Ce qui « booste » son histoire et la fait passer parmi les sujets les plus en vogue sur le net mexicain pendant plusieurs heures.

Rodrigo Viadas a finalement réussi à rentrer au Mexique. Mais il raconte qu’il a dû payer une nuit d’hôtel supplémentaire à Miami avant de prendre un vol le lendemain matin. La compagnie Aeromexico n’a fait aucun commentaire sur l’affaire, ni démenti, ni confirmation, mais a promis de mener une enquête. Sans résultat pour l’instant.

Au final, tout repose donc sur la seule version de Rodrigo Viadas, que certains internautes ont d’ailleurs remis en cause. Reste un contexte plus général, au Mexique, où les droits des homosexuels sont régulièrement bafoués. Le magazine Proceso en profite d’ailleurs pour reparler d’Agnes Torres, une transsexuelle, représentante d’une association de défense des gays, lesbiens et transgenres dans la région de Puebla. Elle a été assassinée le 10 mars dernier. Scandant le mot-clé #AgnesTorres, un mouvement d’internautes avait été lancé pour exiger une vraie enquête. Sans résultat pour l’instant.

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On ne fait pas campagne une arme à la main


  • Nom : Peña  Corona
  • Prénom : Ethan
  • Age : 22 ans
  • Pays : Mexique
  • Signe particulier : une photo compromettante sur Facebook lui a coûté sa carrière politique



C’est l’arme de Terminator ou de Tomb Raider. Un jeune politicien mexicain a eu la bonne idée de se faire prendre en photo avec, à la main, un Uzi, un pistolet mitrailleur de fabrication israélienne pour les connaisseurs. Le cliché a été repéré par des internautes sur Facebook. Ethan Peña Corona, le mal nommé, a donc perdu sa « couronne » : il ne sera pas candidat aux élections locales pour devenir député. Sa formation, le Parti de la révolution démocratique, lui a retiré l’investiture.

La carrière politique d’Ethan Peña Corona a ainsi connu une ascension spectaculaire… et une chute non moins brutale, le tout en l’espace de 36 heures. Et par la seule faute de l’intéressé, tient à préciser le magazine Milenio.

A 22 ans, celui avait servi de chauffeur au député en titre est appelé en 5e position d’une liste aux élections régionales. Il se lançait alors dans la course aux urnes la tête haute, fier, déterminé. « Je suis confiant quant à un succès supplémentaire et nous allons continuer à œuvrer pour renforcer le travail politique de notre parti », avait-il lancé au début de sa campagne, dans un message posté… sur Facebook.

Et c’est sur ce même réseau social qu’Ethan Peña a dérapé. Il ne s’est pas contenté de poser (vêtu d’un tee-shirt rouge d’un goût douteux, mais c’est un autre problème…) avec une arme à la main. Il a aussi mis en ligne lui-même la photo sur Facebook. Puis il a cru bon d’ajouter des commentaires sous le cliché pour vanter l’arme en des termes peu châtiés…

Le Parti de la révolution démocratique a donc commencé par écarter Ethan Peña de la course aux élections locales. Puis l’a exclu tout court de ses rangs. Reste à savoir comment l’étudiant en droit qu’est Ethan Peña a réussi à récupérer un Uzi. Le journal mexicain El Universal précise simplement que le jeune homme est originaire d’un quartier où sévi un groupe de narcotrafiquants.

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