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Le preneur d’otages qui traînait sur Facebook



  • Nom : Thaxton
  • Prénom : Klein Michael
  • Age : 22 ans
  • Pays : Etats-Unis
  • Signe particulier : forcené très connecté




Qui a dit que les représentants de la gent masculine, contrairement aux femmes, n’étaient pas capables de faire deux choses en même temps ? Vendredi dernier, Klein Michael Thaxton a réussi à mener deux activités de front : surveiller l’homme qu’il avait pris en otage dans un immeuble de Pittsburgh et… confier ses états d’âme sur Facebook.

Ce jour-là, Klein Michael Thaxton est parti de chez lui au petit matin, armé d’un couteau de cuisine, d’un marteau et d’un téléphone portable. En homme prévoyant, il a aussi pensé à prendre un chargeur adapté. Il a d’abord pensé s’attaquer à des policiers, avant de décider qu’il risquait d’être abattu un peu trop vite. En homme prudent, il a donc préféré suivre des employés qui entraient dans un immeuble du centre-ville et monter jusqu’au 16e étage en ascenseur. C’est là qu’il est tombé totalement par hasard sur Charles Breitsman. Un homme d’affaires qui est devenu la cible idéale aux yeux de Klein Michael Thaxton.

Et pour cause. Dans le bureau de Charles Breitsman, il y avait un smartphone, un ordinateur et une télé. Le preneur d’otages a alors eu une révélation : « il a senti que c’était dans ce bureau qu’il devait aller », a raconté un des enquêteurs. Pendant cinq heures, Klein Michael Thaxton a donc détenu contre son gré Charles Breitsman, le menaçant avec son couteau, tout en confiant ses états d’âme sur Facebook, raconte CNN.

« Je peux plus tenir, je suis foutu, mon pote ». Ou encore « la vie que je suis en train d’avoir maintenant, j’en veux plus ». « Certains des messages postés contiennent du langage ‘texto’ », fait remarquer le Huffington Post. Pour le reste, Klein Michael Thaxton a posté quelques photos de lui, tous muscles dehors. Et « aimé » une page de Mahmoud Ahmadinejad.

La principale crainte des policiers pendant la prise d’otages : que des amis, des proches ou n’importe quel utilisateur de Facebook ne réponde aux messages de Klein Michael Thaxton et ne mette de l’huile sur le feu. Certains « amis » lui ont bien sûr conseillé de se rendre et de commencer à prier pour son salut. Mais d’autres ont « aimé » les statuts du forcené et l’ont même encouragé à continuer…

Toujours est-il que pour glaner des informations sur le suspect, les policiers ont dû garder le compte actif pendant deux heures… avant de demander à Facebook de le fermer pour laisser le forcené se concentrer sur les négociations en cours. Après cinq longues heures de discussions,  Klein Michael Thaxton a fini par se rendre, sans toucher un cheveu de Charles Breitsman.

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Me Stern et le caleçon léopard



  • Nom :  Cintron  Stern
  • Prénom : Anya
  • Age : 31 ans
  • Pays : Etats-Unis
  • Signe particulier :  a perdu sa robe noire pour une affaire de caleçon



C’est vrai, il existe des sous-vêtements plus « glamour », moins « animal ». Mais l’hypersensibilité esthétique de Me Anya Cintron Stern l’a conduite à franchir la ligne jaune…. Ou plutôt la ligne « imprimé léopard ».  Cette avocate a été officiellement révoquée par un juge de Miami pour avoir dévoilé sur Facebook l’intimité de son client. En l’occurrence : un caleçon à l’imprimé sauvage.

Le fameux caleçon illustré par le tabloïd Daily Mail.

Fermin Recalde comparaissait pour avoir poignardé sa compagne lors d’une crise de jalousie. C’était en 2010. Deux ans plus tard, le procès ne passionnait pas les foules, il est même difficile de trouver trace de l’affaire dans les journaux américains. Un « petit » dossier pour une jeune avocate, Me Anya Cintron Stern, jolie brunette de 31 ans qui porte la robe noire depuis trois ans.

Pour les début du procès, raconte le Miami Herald, la famille de Fermin Recalde est venue au tribunal avec un sac contenant des vêtements pour l’accusé, pour qu’il puisse se présenter sous son meilleur jour face au jury. Et dans le lot, il y avait le fameux caleçon « imprimé léopard ». C’est au moment où les agents de sécurité ont vidé le sac pour en vérifier le contenu que Me Stern a dégainé son téléphone pour photographier cette pièce de collection.

Et à la pause suivante, Me Anya Cintron Stern s’est connectée à Facebook et a posté le cliché sur son compte personnel. Pour partager cette tenue « parfaitement adaptée à un procès » avec ses amis. Dans le lot, il y avait sans doute un « ami » qui ne voulait pas que du bien à Me Anya Cintron Stern. Car l’un des abonnés à son compte privé a décidé d’en référer au juge chargé du dossier Fermin Recalde.

>> A lire pour le plaisir : l’interview EXCLUSIVE du caleçon « léopard ».

Ledit juge n’a pas hésité : le procès a été qualifié de caduque mercredi, Me Anya Cintron Stern a été renvoyée et toute la procédure relancée. Les accusés ont droit « au respect et à la loyauté » de ceux qui les défendent, a tenu à rappeler l’avocat général. D’autant que Me Anya Cintron Stern avait déjà posté un message sur Facebook où elle laissait entendre qu’elle ne croyait guère en l’innocence de son client.

Et l’accusé Fermin Recalde dans tout ça ? Il n’est finalement pas si mécontent. Certes, le monde entier sait désormais qu’il a des goûts discutables en matière de sous-vêtements. Mais lui qui cherchait depuis des mois à changer d’avocats a trouvé, malgré lui, une bonne occasion de le faire. Il va retourner en prison en attendant un nouveau procès, avec un nouvel avocat.

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Facebook n’est pas très zeeeennnn



  • Nom : Van Ness
  • Prénom : Alice
  • Age : 35 ans
  • Pays : Etats-Unis
  • Signe particulier : cette prof de yoga a été congédiée par Facebook


  • « Chien tête en bas », « montagne », « poupée de chiffon » : avant de commencer ses cours de yoga, Alice Van Ness a toujours eu l’habitude de demander à ses élèves d’éteindre leur portable, pour « débrancher », se couper du monde extérieur. Une habitude qui remonte à des années et des années. Mais qui lui a valu un renvoi immédiat de son poste de prof de yoga … chez Facebook.

    Alice Van Ness, employée directe de la société Plus One Health Management, donnait un cours de yoga par semaine pour les employés (visiblement sous pression) de Mark Zuckerberg, sur le site du campus de Menlo Park (qui a l’air pourtant tout à fait zen).

    Au mois de mars dernier, alors qu’Alice Van Ness est en pleine « demi-Lune », l’une de ses élèves au premier rang « textote » ostensiblement. La prof de yoga perd alors son calme.

    Entre les deux femmes, pas un mot n’a été prononcé, Alice Van Ness a juste fait les gros yeux, façon maîtresse d’école en colère. « Je pense que mon visage disait tout : ‘vraiment ? Ton mail est plus important que la compréhension de ton corps ? Plus important que de prendre du temps pour toi ? C’est plus important que tous les gens qui sont ici? ». Un sermon agacé que l’élève a visiblement reçu 5/5. C’est elle qui serait allée se plaindre auprès de Facebook de l’attitude de la prof de yoga… qui a été convoquée peu après pour un licenciement par la société qui l’emploie.

    « Sauf si un client nous demande de dire non spécifiquement à quelque chose, nous préférons dire ‘oui’ chaque fois que c’est possible », a argumenté la société Plus One Health Management, sur le mode « le client est roi ». Facebook, de son côté, n’a pas souhaité commenter l’affaire qui est sortie dans la presse américaine cette semaine au détour d’une longue interview de Alice Van Ness au San Francisco Chronicle.

    Pour la prof de yoga, son licenciement, c’est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans la Silicon Valley. « Réveillez-vous, on parle seulement de Facebook. Pas du gouvernement américain. Pas de la Russie qui voudrait nous envoyer une bombe. On parle de Facebook. Il y a quelque chose qui ne puisse pas attendre une demi-heure ? », fait-elle remarquer. Allez, on inspire, on expire, on inspire, on expire…

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    Et le candidat élu sera…

    • Nom : Johnson
    • Prénom : Boris
    • Age : 48 ans
    • Pays : Grande-Bretagne
    • Signe particulier : devrait être réélu maire de Londres, si on en croit les prédictions du web

    Boris Johnson, « Boris le bouffon » pour les intimes, a chassé de la mairie de Londres Ken Livingstone, « Ken le rouge », il y a quatre ans de cela. Un 1er mai, ça ne s’invente pas. Et il ne devrait pas se faire chiper la place en retour lors des prochaines élections municipales qui auront lieu jeudi… si l’on en croit les oracles du web.

    Au-delà des traditionnels sondages qui donnent 4 points d’avance à Boris Johnson, le Daily Telegraph propose l’analyse de deux agences spécialisées dans le marketing en ligne. iProspect et Lithium ont enquêté sur des forums, à partir de Google, sur Twitter ou encore Facebook, pour voir qui sort en tête dans les urnes toutes virtuelles. Et il n’y a pas de doute permis, c’est Boris Johnson, à 54% précisément.

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    Dans le détail, sur Google, Boris Johnson s’est accaparé 60% du total des requêtes formulées autour des deux candidats. Et, tous supports en ligne compris, au cours du dernier mois écoulé, le maire de Londres sortant a suscité 7% de sentiments « positifs » de plus que son challenger.

    « Boris le bouffon » n’est pourtant pas un as du web. Il n’a par exemple que quelque 5.000 supporters sur Twitter, où il ne parle de toute façon que rarement à la première personne. Mais « Ken le rouge » semble plus mal outillé encore pour mener campagne sur internet. Quand vous cherchez son nom sur Google, vous tombez très rapidement sur des sites anti-Ken Livingstone, la preuve que son équipe de campagne n’a pas bien fait le ménage.

    Reste une question : si ça marche pour la mairie de Londres, est-ce que de telles prédictions peuvent aussi fonctionner pour notre élection à nous. Alors, François Hollande ou Nicolas Sarkozy ? « La vraie question, ce n’est pas ‘est-ce que les réseaux sociaux peuvent prédire le résultat d’une élection ?’ Ils peuvent le faire », répond le Dr Michael Wu, un des analystes de la société Lithium. Mais il reconnaît qu’il vaut mieux sonder internet dans la dernière ligne droite avant l’élection, deux semaines avant par exemple, sous peine de se trouver en dehors de la « fenêtre de prévision ».


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    Soeur sourire recrute



    • Nom : Lachance
    • Prénom : Elaine
    • Age : 70 ans
    • Pays : Etats-Unis
    • Signe particulier : pianote, surfe, blogue pour essayer de susciter des vocations



    Une Bible à la main et…. un iPad sur son bureau. Soeur Elaine Lachance est entrée dans les ordres en 1959. Et depuis elle a le sourire. « Je ne peux pas m’empêcher de sourire quand je vais dans la chapelle pour prier », confie-t-elle sur son blog. Une « banane » qu’elle veut aujourd’hui transmettre. Sa mission : recruter de nouvelles religieuses. Avec l’aide du tout-puissant internet.

    Car il y a urgence pour les soeurs du Bon Pasteur de Québec, basées au Canada mais qui rayonnent sur tout le continent américain. Dans les années 60, quand soeur Elaine Lachance a prononcé ses voeux, il existait une douzaine de couvents de cette congrégation, regroupant 260 religieuses au total aux Etats-Unis. Aujourd’hui, elles ne sont plus que 56. La plus âgée a 64 printemps et aucune nouvelle recrue n’a été signalée au cours des deux dernières décennies. Pour les soeurs du Bon Pasteur, il faut donc recruter, sous peine de disparaître.

    Et comme Soeur Elaine Lachance n’est pas qu’une contemplative, elle a décidé de passer à l’action : écriture d’un blog ou création d’une page Facebook, tout est bon pour essayer de susciter des vocations. « Il faut aller là où les jeunes gens sont. Et c’est là qu’ils se trouvent », résume la religieuse qui a longtemps « tracté » à la sortie des écoles catholiques ou publié des annonces dans des revues religieuses avant de passer à la vitesse 2.0.

    Ce que Soeur Elaine Lachance veut au fond montrer au web, c’est le quotidien des religieuses au-delà des voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Les soeurs du Bon Pasteur travaillent, dans les écoles, en prison, ou auprès de femmes en souffrance. Et puis elles s’amusent, jouent de la guitare, font des parties de bowling sur une Wii, prennent la pose avec leur chien Simba,…

    Un brin de mise en scène ? Alors oui, Soeur Elaine Lachance a recruté au passage une agence de comm’. Ce qui lui vaut aujourd’hui sans doute d’avoir les honneurs de la célèbre agence de presse AP. De la pub trop facile ? Soeur Elaine Lachance s’en moque. « Merci à AP pour avoir donné aux soeurs une telle visibilité ! C’est un jour si excitant ! », lance-t-elle, à grands renforts de points d’exclamation, sur Facebook. Pour l’instant, les soeurs du Bon Pasteur n’ont pas vu arriver de nouvelles recrues. Mais elles continuent à prier.

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    Un Columbo 2.0

    Et dans le roman… Les talons hauts rapprochent les filles du ciel, d’Olivier Gay, aux éditions du Masque.  Prix du premier roman du festival de Beaune.

    En résumé : Fitz (John-Fitzgerald pour l’état-civil), clubber pour le plaisir et dealer de profession, est réquisitionné par une ex, flic ça ne s’invente pas, pour enquêter en douce sur une série de meurtres. Des jeunes filles qui ne se connaissaient pas mais toutes retrouvées atrocement mutilées à coups de scalpel. Pour essayer de trouver un point commun entre ces victimes, c’est sur Facebook que Fitz va mener l’enquête. Non sans difficulté. « Je pensais que les réseaux sociaux avaient rapproché les gens, mais ils avaient également un effet pervers : tout le monde se côtoyait, personne ne se connaissait »…

    A lire ? **

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    Maddie, Ruth et José


    • Nom : Rodríguez
    • Prénom : Ruth y José
    • Age : 6 et 2 ans
    • Pays : Espagne
    • Signe particulier : ont disparu depuis presque 7 mois




    En 2007, quand Maddie a disparu à Praia da Luz, au Portugal, où elle passait des vacances avec ses parents, Facebook comptait quelque 50 millions d’utilisateurs dans le monde. Cinq ans après, sa disparition reste un mystère. Ruth y José, eux, ont disparu voilà presque 7 mois. Et c’est Facebook, le réseau social qui pèse désormais presque 1 milliard d’utilisateurs, qui est appelé à la rescousse.

    Ruth a six ans, José deux ans. Ces bambins ont disparu à Cordoba, dans le sud de l’Espagne, le 8 octobre dernier. Deux enfants ballotés dans une famille qui était alors en train d’imploser : leurs parents sont en pleine séparation, les grands-parents sont souvent appelés en renfort pour les garder. C’est finalement le père des enfants qui donne l’alerte vers 18h40. Ils étaient ensemble dans un parc, raconte-t-il, il s’est assoupi, les bambins se sont volatilisés.

    Le père de Ruth y José a été soupçonné, placé en détention même, mais il n’est pas passé aux aveux et les enfants restent introuvables. Pour que personne ne les oublie, des internautes ont eu l’idée de lancer une opération « mobilisation » d’un genre nouveau sur Facebook : la création de « billets » spéciaux marqués de la mention « Liberté pour Ruth et José ».

    Comment ça marche ? Tous les internautes qui veulent participer peuvent, s’ils ont un billet de 5, de 10 voire de 50 euros dans la poche, peuvent y inscrire le message « Liberté pour Ruth et José ». Accompagné du nom de la ville où ils se trouvent. Puis, le billet est simplement remis en circulation.

    De cette façon, le message de solidarité avec Ruth et José ne connaîtra pas de frontières. Des billets ont déjà été tatoués « Galice » , « Maroc » ou « Islande ». « J’emporterai le mien à Paris dans deux semaines », raconte un autre internaute. Autant de petits gestes. Des bouteilles à la mer.

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    Des nouvelles de… David Choe

    • Clic n°11
    • Signe particulier : ses graffs sur les murs de Facebook valent de l’or
    • Aux dernières nouvelles : il se moque éperdument de sa nouvelle fortune

    > L’histoire de David Choe est à relire ici.

    Les blablas autour de sa nouvelle fortune ne l’intéressent pas. David Choe en concevrait même un brin d’agacement. Oui, il va sans doute devenir riche à millions grâce à l’entrée en Bourse de Facebook pour un graff dessiné en 2005. Mais de là à accepter des demandes d’interviews venues du monde entier, il y a un pas… que David Choe ne veut surtout pas franchir. Il a donc dit oui pour un entretien, avec la chaîne américaine ABC, afin de mettre les points sur les i. Et retrouver ensuite un peu de tranquillité.

    Car David Choe, lui, ne compte rien changer dans sa vie de tous-les-jours. « J’ai déjà fait tout ce que je voulais quand je n’avais rien », fait-il remarquer. « En tant qu’artiste, je me demande souvent ce que je fais ou pourquoi j’agis comme j’agis. Peut-être, je l’espère, les choses vont désormais être un peu plus claires. Ou pas. Je n’en sais rien ». Mais « ne soyez pas désolé pour moi », prend-il le soin d’ajouter.

    Dans cette interview, on apprendra juste que David Choe a déjà vendu quelques unes des parts de Facebook qu’il détenait. « Au cas où le vent tournerait ». Pour le reste, le graffeur veut rester un sans domicile fixe. Comprenez un occupant à durée terminée de chambres d’hôtels.

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    Un tag chez Facebook à 200 millions de dollars


    • Nom : Choe
    • Prénom : David
    • Age : 35 ans
    • Pays : Etats-Unis
    • Signe particulier : ses graffs sur les murs de Facebook valent de l’or




    Artiste « frénétique » pour les uns, « mauvais garçon » pour les autres, David Choe, graffeur de Los Angeles, avec du sang coréen dans les veines, a des airs de Jean-Michel Basquiat. Dans sa jeunesse, il serait passé par la case prison mais il a aussi dessiné un portrait du président Obama qui est désormais accroché à la Maison-Blanche. Un touche-à-tout qui, en 2005, avait accepté de peindre quelques graffs, dans la Silicon Valley, dans les locaux d’une petite start-up qui s’appelait encore « The Facebook ». Un job qui est en train de faire de lui un homme riche à millions.

    C’est Sean Parker, l’un des geeks de génie de la bande à Zuckerberg, qui avait recruté David Choe… parce qu’il était un de ses fans. La mission du graffeur à l’époque : peindre une fresque dans les tout premiers locaux du réseau social à Palo Alto. Le résultat est érotico-détonant : David Choe trace à la bombe des morceaux de visage, des bouches pulpeuses, des yeux aux grands cils.

    Et pour sa paie ? David Choe ne prend pas d’espèces sonnantes et trébuchantes, il choisit d’être rémunéré en parts du capital de Facebook. En 2005, le réseau social n’est qu’un embryon qui n’est diffusé que dans quelques universités américaines. David Choe trouve personnellement que le concept est « ridicule »…

    Mercredi, Facebook a annoncé son entrée en Bourse où l’entreprise pourrait valoir quelque 80 milliards de dollars au printemps. Pour David Choe, le calcul est rapide : il vient de décrocher un jackpot virtuel de 200 millions de dollars, selon les calculs du New York Times.

    Entre nouveaux riches, David Choe a donné il y quelques jours un petit cours de graff au milliardaire à capuche Mark Zuckerberg. Avec cette fois une bombe de peinture bleue, la couleur que le patron de Facebook, qui est daltonien, perçoit le mieux. Mais pour le dessin, l’informaticien « homme de l’année 2011 » a encore des progrès à faire. Deux ronds, un trait, c’est un modeste bonhomme niveau « grande section » que Mark Zuckerberg a réussi à tracer. Et que David Choe a dû rattraper.

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