Son oeuvre ? « 20 nuances… de meurtres »



  • Nom : Rabasco
  • Prénom : Joaquín
  • Age : 60 ans
  • Pays : Espagne
  • Signe particulier : il disait respecter les femmes, la justice ne l’a pas cru.




Sourire ultra-bright, lunettes de soleil sur le nez en toutes circonstances et chemise largement ouverte : voilà pour l’image prise de Joaquín Rabasco à son arrivée au tribunal. A sa sortie, le sourire avait sans doute un peu moins d’éclat. Cet Espagnol a été condamné cette semaine pour avoir fourni sur Internet un guide contenant 20 méthodes pour… tuer une femme.

Un petit coup d’oeil pour commencer au CV de Joaquín Rabasco. Ce sexagénaire a d’abord été flic avant de devenir un élu local à Majorque, tendance populiste. Il avait déjà eu affaire à la justice pour corruption, utilisant des fonds publics pour garnir les comptes d’entreprises qui lui appartenaient.

C’est sur le site du parti politique de Joaquín Rabasco qu’avait été mis en ligne en 2005 le fameux petit guide richement illustré. Ce manuel est resté accessible pendant deux mois. Avant d’être remplacé par une chanson de type scatologique, allez comprendre pourquoi, et intitulée « Le mammouth a ch… ».

>> Parmi les 20 façons de tuer une femme (qui était représentée nue, en train de faire du vélo, avec une poitrine trop volumineuse qui réduisait sérieusement son champ de vision), on trouvait :

  • le découpage menu par un ventilateur industriel
  • la disparition au milieu de la lave en fusion d’un volcan
  • ou encore la capture dans un piège… à tigres.

Le tout accompagné de cris qui ne laissaient guère de doute sur l’issue de ces scènes de torture, raconte le Diario de Mallorca.

Pourquoi mettre en avant un tel recueil digne de Barbe-Bleue ? Il semble que Joaquín Rabasco voulait en réalité cacher un autre contenu, qui visait lui l’un de ses adversaires politiques. « J’ai toujours lutté contre la violence faite aux femmes », a assuré le prévenu lors de son procès, en profitant pour charger son ingénieur informatique. Le juge a lui estimé que, dans cette vidéo, la femme avait été présentée comme « un être banal dont la mort est drôle ou élégante, dont on peut jouer avec la vie et dont l’intelligence est si faible que ça ne vaut pas la peine de faire quelque chose pour la sauver ». Avec une circonstance aggravante : que ce soit l’oeuvre d’un élu.

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Les secrets d’un divorce réussi sur YouTube



  • Elle : Ivory King
  • Lui : Jonathan Mann
  • Pays : Etats-Unis
  • Age : 30 et 31 ans
  • Signe particulier : entre eux, c’est fini



Organiser une fête de divorce, ça vous semblait déjà être une idée (un brin) tordue. Nous avons trouvé plus glauque : la chanson de rupture diffusée sur YouTube. Ivory King et Jonathan Mann étaient ensemble depuis cinq ans. Ils ont décidé de stopper là leur histoire, et de le faire savoir vite fait à leurs proches. Cette chanson #1435, baptisée « il nous faut nous séparer », est donc la dernière… et c’est un carton !

Postée début décembre, la vidéo a déjà été vue plus de 600.000 fois en cinq jours. Si vous aussi vous avez décidé de divorcer et d’en informer rapidement votre entourage, et la planète entière au passage, voici quelques unes des clés du succès d’Ivory et Jonathan.

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1- Faire une tête d’enterrement. Bien sûr, Ivory a mis un peu d’ombre à paupières rose et porte un noeud-papillon, mais ça ne doit tromper personne. Pour une bonne chanson de rupture, il convient de ne jamais sourire, tout au plus un léger rictus en fin de chanson est-il acceptable. Mais pas question de pleurer à chaudes larmes non plus en fixant l’être qui était aimé trop longtemps. Le plus simple est encore de faire la quasi-totalité de la chanson face caméra, en maintenant entre les deux ex-amants une distance minimale de 50 cm environ.

2 – Travailler la chorégraphie. C’est la contre-partie à la « tête d’enterrement ». Et la dose de second degré bien utile au passage pour que l’exercice soit supportable pour le grand public… Pour l’occasion, nos deux ex-tourtereaux ont choisi un mix entre la Macarena et la Danse des canards. Pour faire être plus dans le vent, nous ne pouvons que vous conseiller d’y ajouter une dose de Gangnam Style.

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3 – Opter pour un décor sobre. Ils n’étaient pas d’accord sur le fait d’avoir ou non des enfants. Ils avaient aussi visiblement des difficultés à s’entendre sur des questions de déco. Résultat pour la dernière vidéo d’Ivory et Jonathan : un mur d’un blanc pas très blanc et qui mériterait un sérieux ravalement… Si vous disposez chez vous d’un vieux papier-peint, c’est parfait. Un tas de gravats, c’est encore mieux.

4 – Faire simple et direct dans les paroles. Oubliez les métaphores, soyez cash, même si cela vous oblige à vous mettre à nu. Jonathan voulait des enfants, Ivory n’en voulait pas. Jonathan pensait qu’Ivory finirait par changer d’avis. Ca n’a pas été le cas. Donc, ils doivent se séparer. CQFD. Et puisque cette chanson s’adresse à votre entourage, n’omettez pas de leur fournir un petit mode d’emploi post-rupture : « soyez là pour nous, vous n’avez pas à choisir, continuez de nous inviter à vos soirées… »

5 – Avoir (un peu) d’expérience en matière de chanson. C’est finalement sans doute là la clé du succès. Jonathan Mann s’est autobpatisé @songadaymann sur Twitter, « l’homme qui écrit une chanson par jour ». Il est notamment l’auteur d’une Histoire des jeux vidéo en chanson.

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Ivory Vegan s’était elle fait connaître en chantant sa joie d’être « végane », expliquant que les haricots secs constituaient une excellente source de protéines.

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C’est maintenant à vous de jouer !


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Leur vie en prison racontée sur Twitter



    • Noms :  Alexander Nieves Andrades, Anibal Santana Merced et Miguel Martinez
    • Noms sur Twitter : Confinado1, Confinado2 et Confinado3
    • Pays : Porto Rico
    • Signe particulier : ils tweetent depuis leur prison



      Le projet est inimaginable en France. Il donne pourtant à réfléchir. Trois détenus portoricains, emprisonnés à Guyama, au sud de Porto Rico, ont obtenu du très officiel Département des peines et de la réhabilitation le droit de tweeter pour raconter leur vie derrière les barreaux, et plus précisément « la cruauté de la prison », raconte la presse locale. Objectif : mettre en garde de futurs jeunes délinquants.

      >> Ici, le compte qui reprend les tweets des trois prisonniers. Chacun a par ailleurs un compte personnel, qui sonne comme un numéro de matricule : Confinado1, Confinado2 et Confinado3.

      Porto Rico, c’est une miette de terre, 9.000 km2 à la louche, perdue au milieu de la mer des Caraïbes. Cuba est à l’est, la Guadeloupe au sud-ouest (carte). Un petit territoire qui se rêve en 51e Etat américain, comme l’a montré un récent référendum. Alexander Nieves Andrades, Anibal Santana Merced et Miguel Martinez n’ont pas pu voter. Le premier est en prison depuis 10 ans pour assassinat, le second a écopé de 51 années de détention, le troisième, condamné pour meurtre, de 99 ans dont 15 déjà accomplis.

      Un jour, vers 11 heures, Anibal Santana Merced est sorti de chez lui pour voler. Mais il s’est fait attraper, direction la case prison. « La première fois que je suis arrivé, ils (on imagine qu’il s’agit d’autres détenus) m’ont accueilli avec un couteau sur le cou et m’ont voler mes habits. Quelle ironie », se souvient-il dans un tweet.

      Hier jeunes délinquants, Alexander, Anibal et Miguel parlent aujourd’hui comme de vieux sages, depuis leur cellule qui ressemble à celle des moines qu’ils sont devenus par la force des choses. « Certains rêvent d’être des criminels, ils n’y parviendront pas. Tu veux être le plus fort sur le terrain de la vérité ? Etudie. Ca, on ne pourra jamais te l’enlever », écrit par exemple Alexander Nieves Andrades. « Ma souffrance n’a pas été vaine, j’ai mûri, j’ai réfléchi et c’est pour cela que mes premiers mots sont désormais ‘pardon’ », ajoute  Anibal Santana Merced. Et voilà le slogan qu’ils se sont choisis tous ensemble : « Suivez-moi (sur Twitter) pour ne pas me suivre (dans la vie) ».

      Bien sûr, leurs tweets ne sont pas très fréquents : une poignée au cours des dernières semaines. Et puis on imagine que l’Administration pénitentiaire locale veille au grain pour éviter tout dérapage… et peut-être aussi toute critique trop directe. Les autorités ont prévenu de leur côté : ce projet n’a rien à voir avec un programme de télé-réalité. Il reste pour nous ce contact, privilégié, avec des hommes pour qui Twitter a le goût de la liberté.

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Un bébé Hashtag, ça vous étonne ?



  • Nom : Jameson
  • Prénom : Hashtag
  • Age : quelques jours
  • Pays : Etats-Unis
  • Signe particulier : son prénom n’est pas si original, si, si



Bien sûr, ses parents auraient pu annoncer sa naissance sur Twitter plutôt que sur Facebook, ça aurait été plus « logique ». Mais la naissance d’une petite fille baptisée Hashtag (comme le # qui précède les mots-clés contenus dans les tweets) vous surprend vraiment ? Moi, non. La preuve par 4 que la petite Hashtag n’est pas le seul bébé né dans le monde des prénoms 2.0.

Hashtag. Hashtag Jameson est née à 22 heures dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Elle pèse un peu plus de 3,6 kg et sa maman dit l’aimer « teeeeelllement » dans un message posté sur Facebook. Depuis, plus de nouvelles des parents et pas de confirmation officielle. Ce qui fait dire au New York Daily News que l’hypothèse d’un canular n’est pas totalement exclue. L’histoire de la petite Yahoo !, supposément née en Roumanie en 2005, reposait par exemple sur un certificat de naissance trafiquée.

Facebook. Pour cette petite fille, aucune contestation possible. Elle était née quelques jours seulement après la chute d’Hosni Moubarak. En hommage à la révolution égyptienne, qui s’est aussi jouée sur le réseau social, espace de liberté pour les opposants, une petite fille avait été prénommée Facebook en février 2011. Le bébé “a reçu de nombreux cadeaux. Sa famille, ses amis et ses voisins (…) se sont rassemblés autour d’elle pour exprimer leur soutien à la révolution qui a débuté sur Facebook”, racontaient les journaux à l’époque. Mais pas de polémique à l’horizon sur l’opportunité de ce prénom.

Like. « Nous avons prénommé (notre fille) Like parce que c’est moderne et innovant » : voilà pour l’explication donnée par Lior Adler, le père d’un bébé né en mai 2011 en Israël. « A notre avis, c’est l’équivalent moderne du prénom Ahava (amour en hébreu) », avait-il ajouté. Le même père avait choisi d’appeler sa première fille « tarte » et la seconde « miel »… parce qu’il adorait cuisiner. Pas très 2.0 en fait…

Apple. En 1984, sept petites filles avaient été prénommées Pomme en France, nous apprend Aufeminin. Mais en anglais, Pomme sonne… moins bien. Apple, c’est pourtant le choix qu’ont fait par exemple l’actrice Gwyneth Paltrow et le chanteur Chris Martin pour leur bébé né en 2004. Apple, ça évoque « de si belles images, vous savez, les pommes sont si douces, si saines et c’est biblique. J’ai pensé que cela sonnait très bien », a expliqué Gwyneth Paltrow. Ca sonne aussi iPad et MacBook, mais peu importe visiblement.

>> D’autres idées de prénoms 2.0 à donner, ou pas, c’est ici ou : Twitpic pour une fille, Viral pour un garçon ?

Et si vous êtes encore offusqué par la naissance de ce bébé Hashtag, allez vous plaindre sur le groupe Facebook « Hashtagz- Ce pauvre enfant mérite un nom ». Il compte 47 amis.

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Un pédophile attaque… Facebook



  • Nom : XY
  • Pays : Irlande du Nord
  • Signe particulier : pointé du doigt et menacé sur Facebook, ce pédophile contre-attaque devant la justice.




Sa photo avait été épinglée parmi d’autres sur le mur de la honte du groupe Facebook « Protégeons nos enfants des prédateurs ». Une photo qui a vite été commentée par de nombreux utilisateurs, sur un ton pour le moins menaçant. Un pédophile condamné en Irlande du Nord a donc décidé lundi de lancer une procédure en justice contre le réseau social, rapporte la chaîne de télévision locale UTV.

De ce pédophile, on sait finalement peu de choses car son profil a depuis été effacé du groupe « Protégeons nos enfants des prédateurs », de même que les commentaires qui allaient avec. Tout juste la BBC indique-t-elle que la justice l’a rebaptisé lors de la procédure XY, qu’il a été condamné pour agressions sexuelles, mais qu’il est aujourd’hui en liberté conditionnelle après un séjour en prison. C’est comme ça qu’il a pu se connecter à internet et découvrir ce qui se disait sur lui.

Sa requête devant la Haute cour de Belfast comporte plusieurs volets. Il demande pour commencer que le groupe « Protégeons nos enfants des prédateurs » soit fermé, dans sa totalité, et que sa photo disparaisse définitivement du réseau social. Il exige aussi que ceux qui gèrent ce groupe soient exclus de Facebook à titre personnel. Ses avocats veulent enfin que la responsabilité du réseau social soit reconnue, pour avoir laissé vivre ce groupe anti-pédophiles.

Une requête qui va bien trop loin pour Facebook. La firme de Palo Alto estime avoir fait le nécessaire en supprimant sans rechigner la photo de XY et les commentaires menaçants. Le plaignant a « peur et est anxieux. Il affirme qu’il y a eu un changement d’attitude évident de la part de ses voisins », réplique l’intéressé dans sa plainte. Au président de la Haute cour de Belfast, le bien-nommé Mr Justice McCloskey, de trancher désormais.

Les « amis » du groupe « Protégeons nos enfants des prédateurs », eux, ont déjà choisi leur camp. « Il se plaint que ses voisins ont changé d’attitude ? Mais qu’est-ce qu’il croyait ??? », s’insurge Heather Watterson. « Les pédophiles ne devraient pas avoir les mêmes droits que nous », renchérit Odhran Archie O’Connor. La justice britannique a pourtant reconnu il y a quelques jours que priver un condamné, en l’occurrence un délinquant sexuel, d’accès à internet constituait une violation de ses droits fondamentaux. Mais un autre utilisateur, Alan Pearson, prévient : « s’ils ferment cette page, nous en ouvrirons d’autres ».

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Morgan, 7 ans, votera Obama… ou Romney



      • Prénom : Morgan
      • Age : 7 ans
      • Pays : Etats-Unis
      • Signe particulier : elle n’a pas le droit de vote et ça tombe bien… elle hésite encore sur son candidat.


        « Y a pas que les grands qui rêvent »…. de politique. Ça pourrait être la bande-son de cette vidéo mise en ligne dimanche soir sur YouTube, juste avant le dernier débat entre Barack Obama et Mitt Romney. Marre d’entendre des politologues et des éditorialistes s’écharper sur « qui a tiré son épingle » du jeu ? Morgan, 7 ans, a un point de vue bien à elle sur cette campagne présidentielle. Comme Jake, 13 ans, Joyel, 6 ans, ou les jumelles Megan et Shannon.

        « Les démocrates, ce sont des gens qui aident. Les républicains, ce sont… ceux… ceux… qui possèdent des terres » : voilà pour le paysage politique américain revu et corrigé par Morgan. Et question programme pour le mandat à venir, c’est simple : « il faut que les riches donnent plus ! », s’agace cette mini-Che Guevara. Mais voilà, Morgan et ses couettes n’ont pas encore choisi entre Barack Obama et Mitt Romney. La petite fille a encore un peu de temps pour y réfléchir. Pour son avenir personnel, c’est tout vu en revanche : oui, elle veut être présidente ! Et elle ne craint pas d’être assassinée comme l’un de ses petits camarades…

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        Jake, lui, a choisi. Carte d’électeur ou pas, ce sera Mitt Romnneeeeyyy. « Les républicains sont durs et essaient de conserver un certain équilibre dans ce pays. Et les démocrates ne font que gaspiller l’argent », argumente-t-il, les yeux droits dans la caméra. S’il était au pouvoir, ce pré-pré-adolescent n’hésiterait pas : il couperait « les subventions qui ne servent à rien, ce qui est donné à la classe moyenne et aux pauvres ». En attendant, pour les quatre ans à venir, Mitt Romney, ce n’est pas le Messie évidemment, « peut-être qu’il ne réglera pas tout », mais Jake, avec son chapeau sur la tête y croit.

        Militant à 13 ans, c’est donc du sérieux. Mais attention, pas question de se disputer dans la cour de récré pour autant. Tous les enfants sont d’accord : ça n’en vaut pas la peine, ça finit toujours mal, mieux vaut changer de sujet si ça s’envenime. On peut parler…. « poisson », propose Jake.

        Cette vidéo, c’est l’oeuvre de deux frères, Benny et Rafi Fine, qui mettent à contribution de temps en temps leur panel d’enfants sur des sujets d’actualité. Le résultat est finalement assez représentatif. Selon un sondage réalisé pour la chaîne de télévision Nickelodeon, Barack Obama, avec 65% d’intentions de vote, devancerait Mitt Romney, dans la catégorie « enfants » de l’électorat.

        « Y a pas que les grands qui rêvent », vous l’aurez comme ça en tête toute la journée :
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Non, les règles ne sont pas bleues


  • Nom : Neill
  • Prénom : Richard
  • Pays : Grande-Bretagne
  • Signe particulier : a eu droit à une explication personnelle de la PDG toute virtuelle du groupe Bodyform




Vous lisez ce blog et vous êtes un homme ? Pour commencer, je voulais vous dire ‘merci’, du fond du coeur. Malgré tout, un petit message d’avertissement s’impose : nous allons parler aujourd’hui de « menstruations », de « règles » quoi.  Voilà, c’est dit. Mais ça ne doit pas vous empêcher de continuer la lecture. Ce post de blog contient l’un des exemples les plus réussis, les plus drôles aussi de com d’entreprise via les réseaux sociaux.

Richard Neill a 307 amis sur Facebook et visiblement depuis peu une petite amie dans sa vie. C’est un homme sensé, il a étudié à la Coleraine Academical Institution, en Irlande du Nord, il a travaillé pour WD Meats, un spécialiste de la viande de boeuf. Mais voilà, en matière de « règles », il n’y connaissait visiblement rien… C’est tout du moins ce qu’il raconte. Pendant des années, il explique qu’il a regardé des pubs pour des protections périodiques à la télé. Et il a pensé que c’était comme ça dans la vraie vie des vraies femmes. Quand il a découvert la vérité, s’estimant floué, trompé même, il s’est fendu d’un message sur la page Facebook du groupe Bodyform, le Vania ou l’Always britannique, pour exiger des explications sur ces « mensonges ».

Dans le texte, ça donne grosso modo : « Salut, En tant qu’homme, je me dois de vous demander pourquoi vous nous avez menti pendant toutes ces années. Quand j’étais petit, je regardais vos publicités avec intérêt, voyant tout ce que les femmes pouvaient faire pendant cette merveilleuse période du mois. Je me sentais un peu jaloux. (…) Ensuite, j’ai eu une petite amie (…) Il n’y a pas de joie, pas de sports extrême, pas d’eau bleue qui coule, oh non !».

Parmi les vidéos qui ont trompé le bon Richard, celle-ci :

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Avec ce commentaire si faussement naïf qu’il en serait presque touchant, et qu’il en est drôle, Richard Neill a suscité plus de 40.000 « j’aime » sur Facebook en moins de 24 heures. Et la direction de Bodyform, sentant le bon coup, a décidé de lui répondre dans une vidéo postée sur YouTube. Pour cette opération « vérité », ils ont appelé en renfort Caroline Williams, une vraie-fausse PDG.

Un verre d’eau bleue posé sur son bureau, face caméra, Caroline Williams  débute ainsi son intervention : « nous vous avons menti Richard et je veux vous dire ‘désolée’ ».

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« Ce que vous avez vu dans nos pubs n’est pas une représentation conforme à la réalité, vous avez raison. L’utilisation d’images comme la chute libre, le roller et le VTT (vous avez oublié le cheval Richard) sont en fait des métaphores, elles ne sont pas réelles », explique Caroline Williams, avec le ton le plus sérieux du monde. « Je suis désolée d’être celle qui vous dit ça mais il n’y a pas de règles heureuses. La réalité, c’est que certaines personnes ne peuvent pas supporter la vérité ». Et la « PDG » d’expliquer que, dans le passé, l’entreprise a essayé de faire des pubs qui collaient à la réalité mais que les réactions (des hommes) n’étaient que pleurs, cris et anxiété.

« J’espère que vous pourrez nous pardonner Richard », lance pour finir Caroline Williams… avant de boire un peu de l’eau bleue qui traînait sur son bureau. Bon appétit !

Richard Neill, qui n’a pas perdu son humour en route, a répondu à Bodyform, dans un nouveau message posté sur Facebook. « Merci pour votre réponse à mon post, absolument génial et drôle, je vous félicite. PS : serait-il possible d’avoir quelques actions gratuites, rapport à la pub gratuite ? ». Il ne perd pas le nord Richard.


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Xavi Hernandez, le capitaine du Web


  • Nom : Hernandez
  • Prénom : Xavi
  • Age : 32 ans
  • Pays : Espagne
  • Signe particulier : capitaine de l’équipe « des gardiens du web »




Ils sont énervants… de perfection. Les joueurs de la Roja sont les champions du monde en titre, doubles champions d’Europe, ils s’apprêtent à mettre une pâtée à l’équipe de France (on parie ?) et ils trouvent encore le temps, ces gendres idéaux en short, de participer à une campagne de prévention contre les dangers du web. Enervants, je vous dis.

Zizou faisait, en son temps, de la pub pour Volvic contre des millions. Ribéry s’est retrouvé, contre son gré, dans une pub pour Corsair, avec la douce Zahia. De leur côté, Xavi Hernández, Sergio Ramos, David Villa et les autres se sont associés, bénévolement (ça veut dire sans toucher un kopeck…) avec la police espagnole (oui la police), pour lancer la campagne : « champions… aussi de la sécurité sur internet ».

A chaque joueur-enfant de coeur, son message. Avec une petite métaphore sportive de derrière les fagots pour les meilleurs d’entre eux. Comme Xavi Hernandez, le capitaine, qui témoigne entouré de deux policiers : « Sur internet, comme dans le football, surfe et partage avec les autres en réfléchissant. Fais attention à ta vie privée et à ta sécurité, toujours ».

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« Moi, je protège le contenu de mon ordinateur et de mon portable par sécurité. Et je le fais en utilisant un mot de passe, pour que personne ne puisse accéder à mon ordinateur ou à mon portable et ne puisse risquer un problème », clame de son côté Sergio Ramos. C’est beau comme le règlement intérieur d’un collège rédigé par des élèves de sixième.

Remarquez, @SergioRamos peut prêcher la bonne parole, sa voix sera entendue : il compte presque 3 millions d’abonnés sur Twitter. Xavi Hernández n’était, lui, pas forcément le mieux placé pour lancer cette campagne. Il le confesse à la fin du clip : il n’a ni compte Twitter, ni profil Facebook à son nom…. Ca fait sourire la jeune policière.


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Chavez a gagné, ça fait pleurer Esteban





  • Prénom : Esteban
  • Age : 
5 ou 6 ans peut-être
  • Pays : Venezuela
  • Signe particulier : est un militant politique bien malgré lui




Hugo Chavez est au pouvoir depuis 1999. Esteban n’a donc pas connu d’autre président à la tête de son pays, le Venezuela, que El Commandate. Dimanche dernier, même si le challenger, Henrique Capriles, a attiré à lui 6,5 millions d’électeurs, du jamais vu pour l’opposition vénézuélienne, le sortant a été réélu. C’est le papa d’Esteban qui lui a appris la nouvelle, caméra à la main. Et le bambin a piqué une grosse colère.

La scène se déroule dans le salon familial. Maman est assise dans un fauteuil, papa est installé avec la caméra en face d’elle. Et entre les deux, un petit bonhomme, cinq ou six ans à vue de nez…

« – Esteban, viens ici. Chavez a gagné.
- Oh non, Capriles
- Non, Chavez a gagné ».

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Le premier réflexe d’Esteban, le garnement, c’est donc de lever la main en direction de la caméra. Puis le pauvre enfant, en larmes, court se réfugier derrière un rideau. « Ne pleure pas mon garçon. Qu’es-ce qu’on peut y faire ? On n’y peut rien ! », lui répète son père, qui continue de filmer. A la clé : une vidéo qui a déjà été vue plus de 100.000 fois.

Vous n’avez pas pu vous empêcher de rire en regardant cette vidéo ? Visiblement, les parents d’Esteban ont souri aussi en vivant cette scène, on l’entend dans la voix du père, qui a posté le film dans la catégorie « humour » sur YouTube. Et évidemment, ça pose de nombreuses questions.

A commencer par celle de la responsabilité des parents qui ont tourné et publié ce film familial, devenu outil de propagande. « Les parents d’Esteban sont de grands imbéciles. Comment peuvent-ils continuer cette comédie en voyant l’enfant pleuré, quelles idées ils ont mises dans la tête de cet enfant innocent », s’insurge ElJulita, une internaute, dans un commentaire laissé sous la vidéo.

Et même si les parents n’avaient pas conscience d’utiliser leur enfant comme arme anti-Chavez, des internautes s’en chargent visiblement à leur place. « Esteban, mon amour, sois tranquille, il reste un espoir mon coeur. Comme toi, nous sommes 6,5 millions dans ce pays  !», s’exclame par exemple Bettygonzg dans un autre commentaire posté sous la vidéo. « Même les enfants sentent la frustration que provoque la victoire de ce maudit Chavez », renchérit un troisième internaute Omira Vasquez.

Dernier problème : si Esteban, haut comme trois pommes, pleure en apprenant la réélection de Hugo Chavez, quelle a été la réaction des opposants politiques, des syndicalistes, des journalistes, de tous ceux dont les droits ont été bafoués par un régime qui reste pointé du doigt par plusieurs organisations, comme l’ONG Human Rights Watch dans son dernier rapport de juillet.

Alors blague de bon goût ou plaisanterie douteuse ? Vidéo utile ou contre-productive ? A vous de vous faire votre avis. Vous avez le temps pour cela, Hugo Chavez est au pouvoir au Venezuela jusqu’en 2019.


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Le cadeau de trop au pays des « hyènes avides »


    • Nom : Alai
    • Prénom : Robert
    • Pays : Kenya
    • Signe particulier : cyber-manifestant derrière le mot-clé #KOTAgainstMPsBonus




        55 étapes déjà dans notre tour du monde… et pas une seule halte en Afrique. C’était un manque, un regret aussi. Il était donc grand temps d’aller rendre visite aux internautes africains. L’occasion se présente aujourd’hui avec cette grogne sociale et politique qui monte, qui monte au Kenya. Au coeur du conflit : la prime de 85.700 euros, 61 années de Smic local, que les députés de ce pays se sont auto-accordés. En secret. Dans un pays qui vient de refuser une augmentation pour ses fonctionnaires et qui affiche un déficit de plus d’un milliard d’euro, c’est osé… Au pays des « hyènes avides », des internautes ont donc décidé de se mobiliser derrière leur écran.

        Robert Alai est un des meneurs. Ce blogueur de Nairobi se présente, sur son profil Twitter, comme un « geek », « engagé », une « voix pour les sans-voix », bref un empêcheur de tourner en rond. Derrière lui, il compte plus de 25.000 suiveurs. Et parmi eux, de nombreux « KOT », pour « Kenyans on Twitter », les « Kényans sur Twitter ». Pour exprimer leur colère, ils ont créé il y a quelques jours un slog@n, leur mot-clé de ralliement sur le réseau social : #KOTAgainstMPsBonus, littéralement « les Kényans sur Twitter qui sont contre le bonus des députés ».

        A la manière d’un commandant en chef, Robert Alai harangue ses soldats : « vous êtes de trouillards ? On vous attend ! »

        Et tient ses troupes informées de l’avancée du mouvement, une carte des tweets à la main.

        Mais Robert Alai a décidé d’aller plus loin, de franchir la barrière du virtuel pour organiser une « vraie » manifestation. Mardi, ils ont été des dizaines à protester dans les rues de Nairobi et jusque devant le Parlement.

        Un Storify résume le mouvement #KOTAgainstMPsBonus avec les meilleures photos des manifestations.

        Première victoire : interpellé sur Twitter, le Premier ministre kényan, Raila Odinga, a promis qu’il était lui-même contre ce bonus. Mais c’est le président qui a désormais le sort de cette réforme entre ses mains.

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Sale temps (aussi) pour les policiers de Cerdanyola


  • Surnom : les « Poli lovers »
  • Pays : Espagne
  • Profession : policiers municipaux
  • Signe particulier : ont confondu leur voiture en patrouille avec une boîte de nuit




Ah le prestige de l’uniforme, ce n’est plus tout à fait ce que c’était… A 500 kilomètres de Marseille et de ses policiers ripoux présumés, qui avaient visiblement l’habitude de cacher quelques billets dans des boîtes à gâteau, direction Cerdanyolan, dans la banlieue de Barcelone. Là, deux policiers ont eu la riante idée de se filmer en train de parodier le clip tout en élégance de trois chanteuses russes. Dans leur voiture, alors qu’ils patrouillaient. Des centaines de milliers de visionnages sur YouTube plus tard, ils ont été suspendus de leurs fonctions.

« Poli lovers », c’est le surnom qu’ont gagné les deux agents. « Mama Lover », c’était le titre de la chanson du groupe Serebro. Dans la version originale du clip, on y voit trois jolies poupées russes faire une virée en voiture. La musique est à fond dans l’habitacle et les donzelles transforment le véhicule en boîte de nuit roulante. Leur chorégraphie est pour le moins suggestive. On notera la présence de jupes, courtes, et de sucettes.

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Nos deux policiers, dans leur vidéo, ont fait « tout pareil ». Ou presque. Ils ont gardé leur uniforme, armes y compris, mais ont remplacé les sucettes par des bananes. Dans la chorégraphie, tout y est. C’est fin, ça se mange sans faim. Notre détail préféré : le moment où le policier au volant se cache les yeux comme un enfant pour ne plus voir la route.

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La blague dure 3 minutes et 33 longues secondes. Et évidemment, elle n’aurait jamais dû se retrouver sur Internet. C’était sans compter le rôle primordial dans cette affaire de l’épouse d’un des agents. Le couple était au bord de la rupture, elle a voulu se venger, elle a balancé la vidéo sur YouTube. Avec cette petite mention : « Comme nous vivons dans un pays de guignols, il y a comme ça des emplois où on peut faire ce qu’on veut ».

Une enquête est ouverte. Les deux agents ont été suspendus et privés de paie en attendant les conclusions, précise le journal La Vanguardia. Car cette vidéo « porte atteinte à l’image de la police locale », ont fait remarquer les autorités de Cerdanyolan. Pour sûr.


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La « veuve noire » du web



  • Nom : Friedrich ou Weeks ou Stewart
  • Prénom : Melissa Ann
  • Age : 77 ans
  • Pays : Canada
  • Signe particulier : ses maris ne survivent pas longtemps après l’avoir épousée



Une paisible retraitée, une grand-mère gâteaux ? Avec ses cheveux grisonnants et sa très classique veste bleue, vous ne vous seriez pas retourné si vous aviez croisé dans la rue Melissa Ann. Et vous auriez eu tort de ne pas vous méfier. La presse locale a déjà surnommé cette  septuagénaire canadienne « la veuve noire du web ».

Les premières embrouilles de Melissa Ann remonteraient aux années 70, en Ontario. On ne parlait alors que de fraudes. Les affaires vraiment sérieuses débutent, elles, en 1991, près d’Halifax, en Nouvelle-Ecosse, au nord du Canada. Gordon Stewart, le mari de Melissa Ann qui porte alors son nom, meurt un mois seulement après avoir convolé en justes noces. Un accident ? Pas vraiment. L’enquête est longue mais elle finit par conclure que la douce épouse a d’abord drogué la victime avant de lui rouler dessus en voiture. A deux reprises. Elle est reconnue coupable d’homicide involontaire et condamnée à six ans de prison. Elle reste en fait deux ans sous les verrous.

Puis Melissa Ann met le cap au sud. En 2000, elle quitte le climat tourmenté de la Nouvelle-Ecosse pour la chaleur de la Floride. Et se remarie. L’heureux élu s’appelle Robert Friedrich. Il « tient » 14 mois avant de succomber lui aussi. Il n’y a pas d’enquête de police cette fois-ci, le corps de la victime est incinéré au plus vite. Mais entre-temps, son testament a été modifié, ses enfants déshérités, et Melissa Ann récupère au passage un joli magot.

C’est au milieu des années 2000 que la « veuve noire » se lance vraiment sur Internet. Voici sa fiche de présentation sur un site de rencontre :

Elle prend contact avec une vingtaine de maris potentiels, partout sur le territoire américain. Et celle qui n’est pas vraiment une « digital native » finit par rencontrer Alexander Strategos, sur le site AmericanSingles.com. Dès le début de leur relation, la santé de ce senior se dégrade. Il multiplie les séjours à l’hôpital à Tampa, en Floride. Pendant ce temps-là, Melissa Ann lui fait signer des chèques, encore des chèques, toujours des chèques. La police n’arrive pas à prouver qu’il y a eu empoisonnement mais les suspicions sont bien là. Alexander Strategos est plumé mais vivant. Melissa Ann écope cette fois de cinq ans de prison. A sa sortie, elle rentre au Canada.

Mais à 77 ans, l’heure de la retraite n’avait visiblement pas sonné pour cette Canadienne. Elle prend des cours d’alphabétisation… et repart à la recherche de l’âme soeur. C’est la mort d’un vieil homme à l’hôpital de Cape Breton qui a de nouveau donné l’alerte dimanche dernier. Un patient âgé de 75 ans qui se trouvait être le dernier mari de Melissa Ann, Fred Weeks. Leur mariage remontait à quelques jours, pas plus, précise CBC.

Cette fois, ce sont des accusations de meurtre qui pèsent contre elle. « Elle paraissait tranquille, ne sortait pas très souvent, mais était toujours bien habillée », raconte une voisine, citée par The Chronicle Herald. Mais dans la résidence pour seniors où vivait Melissa Ann et son nouvel époux, presque tout le monde connaissait le CV de cette « veuve noire » dont l’histoire était racontée dans un documentaire à succès : « Quand les femmes tuent ».

>> Ici, la chronologie de la vie de Melissa Ann résumée par CBC

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Michelle Obama contre les ados affamés



  • Nom : Callahan
  • Prénom : Grund
  • Age :16 ans
  • Pays : Etats-Unis
  • Signe particulier : après avoir mangé trois nuggets, il a encore faim




Ils ont faim, ils crèvent la dalle même, et visiblement ça les met de mauvaise humeur. Au pays du burger et des maxi-sodas, des adolescents américains n’en peuvent plus du programme « New school lunch » lancé par Michelle Obama, une First lady en campagne contre l’obésité infantile et pour la réélection de son mari. La réforme de la cantine effective depuis la rentrée ? Ces lycéens du Kansas sont contre et ils ont décidé de le faire savoir en vidéo, sur YouTube.

Le clip est sobrement intitulé « We are hungry », « nous avons faim ». Les enfants ailleurs dans le monde qui ont vraiment faim apprécieraient sans doute… s’ils avaient un ordinateur pour regarder cette vidéo.

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L’acteur principal est un lycéen tendance Biactol. Callahan Grund a 16 ans, il joue dans l’équipe de football américain de son établissement. Et pour lui, le compte n’y est pas côté calories : « l’année dernière, on avait six nuggets de poulet, cette année seulement trois ». Et les escalopes de porc panées ? Et bien elles aussi, elles sont « plus petites que l’année dernière ».

Callahan Grund et ses camarades affamés se sont donc mis en scène dans les couloirs de leur lycée, avec la complicité de deux professeures, tombant comme des mouches, la glycémie dans les chaussettes. Leur clip, qui a déjà été visionné plus d’un demi-millions de fois, se termine sobrement l’évacuation du lycéen dans une ambulance.

Michelle Obama, dans le rôle de la mom-in-chief, a pourtant des arguments. C’est pour le bien de tous les petits Américains qu’elle a lancé ce programme sur l’obésité. Parce que manger des fruits et des légumes, ça aide après pour faire ses devoirs et réussir ses contrôles, explique-t-elle face caméra dans une autre vidéo.

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La réforme de la cantine prévoit donc que soient servis des aliments plus variés, des légumes et des fruits en plus grande quantité, en limitant au passage les féculents. Et la viande ? C’est 50 grammes par jour et pas plus de 350 grammes par semaine. Trop peu, estime Linda O’Connor, la prof d’anglais, qui rappelle que ses élèves font souvent du sport en plus des cours.

Les lycéens du Kansas ont fait leur calcul : un adolescent en pleine croissance a besoin de 2.000 à 5.000 calories par jour. Or, les déjeuners « nouvelle formule » n’apportent que 700 à 850 calories. On pourrait leur objecter que c’est donc par REPAS, pas sur l’ensemble de la journée. Et qu’en France, on estime qu’un ado a besoin de 3.000 calories par jour, PAS 5.000. « Tous les lycéens ne sont pas joueurs de football américain », fait remarquer de son côté la responsable nutrition de leur lycée au Kansas.


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Le preneur d’otages qui traînait sur Facebook



  • Nom : Thaxton
  • Prénom : Klein Michael
  • Age : 22 ans
  • Pays : Etats-Unis
  • Signe particulier : forcené très connecté




Qui a dit que les représentants de la gent masculine, contrairement aux femmes, n’étaient pas capables de faire deux choses en même temps ? Vendredi dernier, Klein Michael Thaxton a réussi à mener deux activités de front : surveiller l’homme qu’il avait pris en otage dans un immeuble de Pittsburgh et… confier ses états d’âme sur Facebook.

Ce jour-là, Klein Michael Thaxton est parti de chez lui au petit matin, armé d’un couteau de cuisine, d’un marteau et d’un téléphone portable. En homme prévoyant, il a aussi pensé à prendre un chargeur adapté. Il a d’abord pensé s’attaquer à des policiers, avant de décider qu’il risquait d’être abattu un peu trop vite. En homme prudent, il a donc préféré suivre des employés qui entraient dans un immeuble du centre-ville et monter jusqu’au 16e étage en ascenseur. C’est là qu’il est tombé totalement par hasard sur Charles Breitsman. Un homme d’affaires qui est devenu la cible idéale aux yeux de Klein Michael Thaxton.

Et pour cause. Dans le bureau de Charles Breitsman, il y avait un smartphone, un ordinateur et une télé. Le preneur d’otages a alors eu une révélation : « il a senti que c’était dans ce bureau qu’il devait aller », a raconté un des enquêteurs. Pendant cinq heures, Klein Michael Thaxton a donc détenu contre son gré Charles Breitsman, le menaçant avec son couteau, tout en confiant ses états d’âme sur Facebook, raconte CNN.

« Je peux plus tenir, je suis foutu, mon pote ». Ou encore « la vie que je suis en train d’avoir maintenant, j’en veux plus ». « Certains des messages postés contiennent du langage ‘texto’ », fait remarquer le Huffington Post. Pour le reste, Klein Michael Thaxton a posté quelques photos de lui, tous muscles dehors. Et « aimé » une page de Mahmoud Ahmadinejad.

La principale crainte des policiers pendant la prise d’otages : que des amis, des proches ou n’importe quel utilisateur de Facebook ne réponde aux messages de Klein Michael Thaxton et ne mette de l’huile sur le feu. Certains « amis » lui ont bien sûr conseillé de se rendre et de commencer à prier pour son salut. Mais d’autres ont « aimé » les statuts du forcené et l’ont même encouragé à continuer…

Toujours est-il que pour glaner des informations sur le suspect, les policiers ont dû garder le compte actif pendant deux heures… avant de demander à Facebook de le fermer pour laisser le forcené se concentrer sur les négociations en cours. Après cinq longues heures de discussions,  Klein Michael Thaxton a fini par se rendre, sans toucher un cheveu de Charles Breitsman.

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L’homme qui tweetait à l’oreille des oiseaux



    • Nom : Oddie
    • Prénom : Bill
    • Pays : Grande-Bretagne
    • Age : 71 ans
    • Signe particulier : il est ornithologue et twitto, les deux en même temps



      C’est vrai qu’il n’a pas tout à fait le physique de Robert Redford dans L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Mais Bill Oddie a lui aussi une « connexion » toute particulière avec la nature en général et les animaux en particulier. Sa spécialité : les oiseaux. Et au zoo de Londres, il a décidé de traduire les gazouillis qu’il entend, pour de vrai, en gazouillis virtuels à lire sur Twitter.

      Alors, comment ça marche ? C’est le Telegraph qui raconte. Le matin, avant l’ouverture des grilles du zoo de Londres, Bill Oddie rend visite aux quelque 70 oiseaux installés dans la serre des espèces tropicales. Il tend l’oreille… et il commence à traduire. Et sur Twitter, il publie des messages du genre :

      « Appel pour marquer clairement son territoire du Souïmanga à poitrine rouge, il protège son nid ».

      Ou encore : « Ça, c’était le Toucan à bec rouge qui appelait pour trouver une petite amie ».

      Et mon préféré : « De joyeux inséparables sont en train de gazouiller. C’est comme s’ils venaient juste de se retrouver et qu’ils étaient ravis de se voir ».

      Chaque tweet est accompagné d’un extrait sonore, pour mieux se faire une idée. Et via le hashtag #BirdsThatTweet, « les oiseaux qui tweetent », vous pouvez poser directement vos questions ornithologiques à  Bill Oddie qui se fera un plaisir de vous transmettre sa science.

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      Un original Bill Oddie ? Sans doute. Cet Allain Patrice Bougrain-Dubourg version british se décrit lui-même sur son site internet comme un « trésor national », s’autoproclame « meilleur observateur d’oiseaux » en Grande-Bretagne… et aime à rappeler qu’il a été le héros d’une série télé dans les années 70. S’il était un oiseau, il se verrait bien dans les plumes d’un petit hibou… c’est tout de moins ce qu’il a confié à l’une de ses 8.000 fans sur Twitter. Oui, 8.000, quand même.


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